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12 | 10 | 2018

Rassemblés pour les libertés locales

J’ai assisté il y a quelques jours à Marseille au premier rassemblement des « élus pour les libertés locales » qui s’est déroulé dans le cadre du Congrès 2018 de Régions de France.

C’est un évènement sans précédent dans l’histoire récente des collectivités :

  • pour la première fois, Régions de France, l’Association des Départements de France et l’Association des Maires de France s’unissent pour parler d’une même voix
  • cette rencontre inédite répond à une inquiétude : en 2017, Emmanuel Macron, alors candidat en campagne, ne cessait pas d’appeler à la mise en place d’une République décentralisée. Un an plus tard, force est de constater que cette vision déterminante pour les relations État/Collectivités ne semble plus être d’actualité
  • ce rassemblement est également marquant car le sentiment d’abandon gagne les élus locaux.  Je suis avant tout un élu de proximité. Mon engagement quotidien est au service de la population. Il y a certes la stratégie en termes de politiques publiques mais le fond de notre action, à nous, élus, se base avant tout sur le contact direct. Je ne veux pas épiloguer davantage sur cette relation élu-citoyens mais elle est le fondement de l’engagement de l’immense majorité des élus du territoire national.

Or aujourd’hui, ce travail de proximité est freiné par manque d’écoute de l’Etat. En effet l’Etat se targue d’un haut niveau de confiance et de dialogue avec les collectivités territoriales. Mais la réalité est tout autre : retrait de compétences, contractualisation budgétaire, poursuite de l’effort financier. A lire entre les lignes, ces mesures donnent le sentiment que les collectivités et les élus sont coupables de tous les maux dans ce pays.

Les élus locaux sont usés de ce qu’ils vivent comme du mépris. C’est cela la réalité.

A Marseille, nombreux ont été les orateurs à regretter cette situation : point de pacte girondin mais une véritable recentralisation entendait-on sur la tribune ou dans les travées du Pharo. Bien loin de la campagne de 2017… L’Appel de Marseille pour des #TerritoiresUnis a donc du bon. Il a le mérite d’alerter l’opinion publique et l’Etat sur ces difficultés. Et j’y adhère. Pour autant, il ne produira des résultats que si le dialogue Etat-Collectivités est restauré, développé, renforcé. Toute démarche entreprise sans écoute et sans consultation est vaine, d’un côté comme de l’autre. Aussi, je retiens de Marseille les conclusions rassurantes du Premier ministre comme du Président de Régions de France : Etat et collectivités vont maintenir le dialogue dans l’intérêt du pays et des Français.

Je m’en félicite. Je crois qu’à ce stade le sens des responsabilités et de l’intérêt général doit prévaloir, au-delà des postures.

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