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07 | 02 | 2019

Sur le terrain pour écouter

Je poursuis jour après jour ma présence sur le terrain.

Dans les Vosges ce dimanche. Dans la Marne avant hier. Dans l’Aube hier.

Échanges liés au hasard. Déjeuner dans un routier. Découverte d’une exploitation agricole productrice de pommes de terre. Casse-croute au marché. Entreprise leader mondiale dans son domaine installée en ruralité. Échanges avec des commerçants ou des usagers d’une ligne TER. Les endroits, les occasions sont autant de façons de faire en respectant chaque expression. Je reste un militant de ces moments privilégiés qui savent dépasser la pudeur ou la réserve. Qui font que dans les yeux et l’esprit de mes interlocuteurs je ne suis pas uniquement le Président de la Région mais surtout un acteur politique qui cherche à bien comprendre. À trouver des solutions. En proximité.

Dans le climat social du moment je suis frappé par la vision sombre exprimée par beaucoup. Sur la France. Avec une forme de résignation « que voulez faire contre cela » mélangée d’emblée à une envie qui vient réellement des tripes « notre pays doit s’en sortir ».

Et de là à demander, plus de souplesse, de confiance, de liberté dans l’entreprise. Moins de taxes, la possibilité d’offrir plus d’heures de travail aux employés. Pour beaucoup, ce qui crée de la valeur, c’est le travail lui-même. Que l’on soit patron où salarié.

Dans le cadre de ces récits de vie, j’ai été frappé hier par le quotidien d’un jeune qui tous les matins marche une heure en pleine campagne, pour rejoindre l’exploitation agricole sur laquelle il travaille. C’est exemplaire d’abnégation. Et cela interroge sur les mobilités en ruralité. Comment faire quand on est loin d’une ligne de bus, d’un chemin de fer, d’un covoiturage possible ? Nous devons répondre à ces demandes. Vite.

À l’opposé il existe une désillusion frappante vers la jeunesse pour qui toute forme d’effort au travail semble difficile pour certains :

« Je ne trouve aucun jeune pour me succéder, je me lève à deux heures du matin pour faire les marchés »

« Je suis maître d’apprentissage. J’ai tenté trois fois de prendre une apprentie. J’ai rompu trois fois les contrats. Aucune volonté, pas d’envie, du retard…»

« J’ai fait la formation pour accueillir des jeunes en BTS. C’était pour moi l’occasion de me remettre en question. Grande désillusion. J’ai arrêté. »

Contrairement aux idées reçues, tout n’est pas de la faute des parents. La responsabilité est me semble-t-il collective.
Redonner des perspectives.
Imposer l’exigence comme une réalité.
Mettre l’exemplarité et la réussite à l’honneur
Le chemin est immense pour redonner confiance
Être élu local. C’est un peu tout cela. Au quotidien.

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